PDGB : en toute confiance - Le Magazine des Affaires

PDGB : en toute confiance

Christophe Vannoote, Charlotte Riberprey-Jacob et Roy Arakélian

Christophe Vannoote, Charlotte Riberprey-Jacob et Roy Arakélian

Créé il y a trente ans autour d’un pôle de fiscalistes, PDGB s’est aujourd’hui mué en un cabinet d’avocats d’affaires de premier plan solidement ancré dans l’écosystème des ETI françaises. Un succès qui doit beaucoup à la force de la culture maison, qui permet à son équipe corporate d’envisager l’avenir avec sérénité.

Une équipe. Une belle équipe, même. Une équipe dont les membres  n’hésitent pas à se dire les choses, à affronter ensemble les difficultés du quotidien comme les questions plus stratégiques propres à la vie d’un cabinet d’avocats français indépendant de 80 personnes ayant dépassé le cap des trente années d’existence. ‘‘Dans une association, les mouvements d’hommes sont souvent le symptôme d’une frustration qui n’a pas trouvé la place de s’exprimer. Mais chez PDGB la parole est libre’’, témoigne Charlotte Riberprey-Jacob, associé de PDGB qui y a débuté sa carrière comme collaboratrice en 2004 et n’a jamais songé à le quitter tant il y fait bon vivre. Ce qui était à l’origine une pépinière de fiscalistes s’appuie aujourd’hui sur un noyau dur d’associés qui a su conserver sa cohésion en dépit de l’atomisation croissante du marché des cabinets d’avocats, forte de valeurs communes.

Or c’est bien cette stabilité qui séduit la clientèle. ‘‘Nous demeurons des généralistes de la transaction qui accompagnons nos clients dans la durée, qu’il s’agisse d’opérations de haut de bilan ou de dossiers à dimension plus opérationnelle’’, explique ainsi Christophe Vannoote, autre associé maison dont l’écosystème se répartit entre fonds d’investissement comme Verdoso et entreprises de taille intermédiaire tel que le groupe Staci. Créé au début des années 1990, ce spécialiste français de la logistique vient d’être repris par le fonds Cobepa à l’occasion d’un 4ème LBO. Une trajectoire de croissance finalement typique des clients que l’équipe M&A-Corporate de PDGB a l’habitude de suivre.

‘‘Avec nos clients, nous sommes dans le long terme’’, abonde Charlotte Riberprey-Jacob. ‘‘Nous apprenons à nous connaître au fil des opérations et notre expérience de leur métier finit par constituer pour eux une vraie source de confort. C’est aussi une question de confiance’’. Tant et si bien que l’équipe n’hésite pas à se comparer à une direction juridique externalisée qui jouerait le rôle de mémoire vive de l’entreprise. ‘‘Les entreprises savent pouvoir s’appuyer sur nous pour répondre à leurs besoins les plus concrets’’, ajoute-t-elle. Et les accompagner, quoi qu’il en coûte.

Dans un monde ayant parfois quelques difficultés avec la notion d’engagement, les associés de PDGB ne se dérobent pas à leurs devoirs. ‘‘Nous sommes prêts à prendre la responsabilité du conseil. Notre opinion est d’ailleurs écoutée au-delà de la seule dimension technique’’, précise Christophe Vannoote. Une relation privilégiée, donc, que ces conseils haut de gamme comptent désormais nouer avec d’autres équipes dirigeantes notamment issues du coté. ‘‘Nous avons déjà réussi à récupérer plusieurs comptes issus du SBF 120 lassés des mouvements qui se constatent trop souvent dans les grandes firmes’’, se félicite ainsi Charlotte Riberprey-Jacob.

Le portrait de l’équipe Corporate de PDGB serait toutefois incomplet si n’y était pas ajoutée la figure de Roy Arakélian, membre actif de l’AFIC, polyglotte, représentant du cabinet auprès du réseau mondial Terralex, ancien membre de son Conseil d’Administration et avocat de référence de BpiFrance pour lequel il traite près de 85 dossiers par an. ‘‘Le secret de la gestion de dossiers à la chaîne, c’est la modélisation du système. On peut ensuite avoir les coudées franches pour négocier les points importants’’, plaide celui qui a également publié plusieurs ouvrages historiques de référence. ‘‘Compte tenu de mon expérience, il est rare de ne pas se retrouver face un fonds pour lequel je n’ai pas déjà travaillé à un moment ou à un autre de ma carrière’’.

Ce parcours émérite n’empêche pas pour autant le professionnel de réfléchir à l’avenir de PDGB dont il co-pilote le comité de gestion. Le cabinet est en effet l’un des rares acteurs français ayant survécu à ses fondateurs et qui, en quelques décennies, a su capitaliser sur son savoir-faire dans le domaine fiscal pour devenir un cabinet full service de 55 avocats traitant aussi bien du social, de l’IP-IT, de l’immobilier, du droit de l’assurance que du contentieux. ‘‘Nous avons déjà étudié plusieurs scénarios de développement mais in fine, PDGB a décidé de privilégier la croissance organique. Chaque cabinet est porteur d’un ADN, et le nôtre s’appuie sur des valeurs de collégialité et d’humanité très fortes qui nous amènent à regarder d’un œil vigilant tout projet de fusion’’, explique encore Roy Arakélian.

La firme n’en n’accueille pas moins régulièrement de nouveaux associés, comme Jean-Dominique Bloch et Laurent Deruy en Droit Public ou plus récemment, Philippe Bouillon en droit immobilier. ‘‘C’est justement la force de notre culture maison qui facilite l’intégration. Les avocats s’identifient rapidement à PDGB’’, confie Charlotte Riberprey-Jacob.

Mais quid de l’avenir d’un cabinet français indépendant à l’ère du digital et l’automatisation des fonctions, à l’ère de la ‘‘Legaltech’’ ? ‘‘L’essentiel de notre valeur ajoutée provient de notre capacité à structurer les opérations. Il y aura toujours de la place pour la haute couture’’, répond Christophe Vannoote. Quant Charlotte Riberprey-Jacob, elle estime avoir déjà connu de nombreuses évolutions technologiques en quinze ans de carrière et ne nourrit guère d’inquiétudes : ‘‘on aura toujours besoin d’un cadre pour gérer les relations entre individus. Nous bougerons avec la profession, quelle que soit son orientation future.’’  Des propos remplis d’optimisme qui donnent une bonne idée de la manière dont PDGB envisage son propre avenir.

Mars 2018

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