L’Afic vise la 1ere place du capital investissement européen

Olivier Millet, président de l'Afic

Olivier Millet, président de l’Afic

L’Association Française des Investisseurs pour la Croissance a dressé des propositions simples à mettre en place pour faire du capital-investissement tricolore le premier marché européen. L’enjeu étant de permettre à nos start-up, PME et ETI de croître et de créer plus d’emploi. Explications.

La France a tout pour réussir. Ce refrain martelé sur l’antenne de BFM Business, Olivier Millet y croit fermement. Le président de l’Afic, promoteur d’un capital-investissement responsable (Il milite depuis 10 ans pour que les valeurs ESG infusent le PE) est ambitieux pour les entreprises françaises. Son objectif, les faire doubler de taille et pour y parvenir renforcer leurs fonds propres et bénéficier du soutien des sociétés d’investissement. Le nombre des entreprises entre 10 et 250 salariés est 25% plus faible en France qu’au Royaume-Uni et 40% plus faible qu’en Allemagne. Or ce sont elles qui tirent l’emploi et la croissance d’un pays. Pour permettre aux PME de doubler de taille, l’Afic propose au prochain gouvernement 16 mesures simples qui s’articulent autour des thèmes suivants :

  • Orienter plus d’épargne française vers l’actionnariat des start-up, PME et ETI. Seulement 1% de l’épargne gérée par les investisseurs institutionnels français est investie dans les entreprises non cotées. Ce ratio est de 3% pour les assureurs européens et de 6% pour les caisses de retraite nord-américaines.
  •  Favoriser l’ouverture et la rotation du capital des entreprises en supprimant l’ISF, qui empêche les dirigeants de céder leurs entreprises. 
  •  Accompagner les défis spécifiques du financement de l’innovation et de l’infrastructure. L’innovation et les infrastructures sont de forts relais de croissance et contribuent à créer notre économie de demain.
  • Partager la création de valeur avec les salariés, les cadres et les dirigeants d’entreprises. Pour Olivier Millet : « Chacun, à tous les échelons de l’entreprise, contribue à faire aboutir un projet collectif. Il est normal que tous, salariés, cadres, dirigeants, puissent être associés à la création de valeur. Or en France l’actionnariat salarié par exemple ne concerne qu’environ 1 salarié sur 5 du secteur marchand, et principalement dans les grandes entreprises. »

A bon entendeurs…

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