3 Questions à : Thierry Grimaux Associé de Valtus - Le Magazine des Affaires

3 Questions à : Thierry Grimaux Associé de Valtus

Thierry Grimaux Associé de Valtus

Thierry Grimaux Associé de Valtus

Associé de Valtus en charge de l’activité Crise et Restructuring, Thierry Grimaux a participé à sa première reprise à la barre d’un Tribunal de Commerce en 1986 au sein des équipes d’Arthur Andersen où il exerça durant 15 ans. Il a ensuite complété son parcours d’une dizaine d’années de Direction Générale en entreprise allant de la start-up Internet à d’importantes BU de Grands Groupes avant de rejoindre Valtus en 2009. Valtus réalise 300 missions par an sur des fonctions de Direction Générale, Direction Financière, Direction des Ressources Humaines, Direction Industrielle et Direction de Projets de Transformation. En gestion de crise, Valtus est intervenu récemment chez MBWS (Marie Brizard), Ludendo-La Grande Récré, Mac Dan, Courtepaille, Viadeo.

MdA : Selon la Fédération nationale du Management de Transition, les cabinets français ont connu une forte progression de leur chiffre d’affaires l’an dernier. Comment expliquez-vous cette forte croissance et qu’en est-il de Valtus ?

Thierry Grimaux : Le marché est porteur et a sans doute grandi de 10% en 2017. Ceux de la FnMT de 23%. Il représente 300-350 M€ en France dont 60% sont réalisés par les cabinets et 40% en direct par des managers. En 10 ans, le marché est passé de 30 à 89 cabinets. Valtus est le plus important et croît de 30% par an, depuis 10 ans. La croissance de ce marché s’explique notamment par l’évolution sociétale du « pay per use ». Nous mettons à disposition de nos clients les talents nécessaires à leur transformation pour une période déterminée de 7 mois en moyenne. Dans un monde en perpétuel changement, les entreprises apprécient de pouvoir obtenir tout de suite les talents nécessaires à leur évolution sans avoir à passer par un recrutement définitif.

MdA : A l’origine, vous étiez surtout appelés auprès de sociétés en difficulté, vos interventions se sont étendues à des sociétés in bonis. Quelles sont les prochaines étapes de votre développement ?

Thierry Grimaux : C’était effectivement le cas dans les années 1980-1990. Aujourd’hui, le restructuring ne représente que 5 à 10% de l’activité des cabinets. Le marché a évolué vers l’amélioration de la performance dans les années 2000 (cost cutting, lean manufacturing, outils de reporting …) et depuis trois ou quatre ans, vers des missions de transformation. 20% des missions restent liées à des départs soudains de personnes clefs mais l’essentiel de notre activité se concentre aujourd’hui sur la transformation (de la finance aux RH en passant par des domaines nouveaux comme le Digital ou la Supply Chain). Beaucoup de DRH de grands groupes ou d’ETI nous demandent de les accompagner dans ces changements profonds. Sur les 300 missions que nous réalisons par an, 90% d’entre elles concernent des sociétés In Bonis et 50% traitent de transformation. Toutes les fonctions, tous les secteurs et toutes les tailles d’entreprises sont concernées.

MdA : Pourquoi faire appel aujourd’hui à Initiative et Finance ?

Thierry Grimaux : Pour pouvoir continuer à grandir au même rythme, nous devons attirer des nouveaux associés. L’arrivée d’un fonds permet notamment d’extérioriser une valeur et d’offrir à nos futurs associés la possibilité d’entrer au capital sur la base d’une valorisation déterminée par un tiers professionnel. Notre ambition est de devenir un mid-cap et de croître à l’international sous notre marque internationale : Globalise. 27% des missions ont  aujourd’hui une composante internationale et cette proportion devrait augmenter chaque année. Objectif : 50% dans 5 ans.

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